Pour les transporteurs bloqués, c’est du jamais vu. Une formalité qui prend d’ordinaire trois jours, s’éternise depuis deux mois. Les routiers demandent donc une compensation. Ils réclament 5 000 francs CFA par semaine d’immobilisation et plus 100 000 francs pour le déplacement jusqu’au chantier, qui se trouve à 70 kilomètres de Gaya.
« C’est très difficile pour les transporteurs »
« C’est très difficile pour les transporteurs qui sont là toujours à attendre. Normalement, ils auraient déjà dû faire au moins six voyages durant ces deux mois. Ils souffrent, ils ont été obligés de prendre des crédits du côté des commerçants pour manger », explique Sambo Boureima, le secrétaire général de la section de Gaya, du syndicat des transporteurs du Niger.
Aujourd’hui seuls 27 camions ont pu commencer à décharger leur cargaison. Une cinquantaine doivent encore rejoindre le chantier. Un flux colossal que cette ville frontalière devra absorber, alors qu’elle est déjà saturée par le trafic ordinaire des poids lourds.
Un « parking anarchique »
« Pour la traversée de la ville, ils procèdent à un parking anarchique le long du goudron, témoigne Moukaila Boureima, le maire de Gaya. Dans la ville, nous avons beaucoup de taxis-motos et de charrettes et tout cela créé un encombrement de la voie et entraine des accidents qui parfois sont même mortels. »
Pour régler la situation, la CPP doit envoyer un agent de Niamey ce vendredi. Contactée par RFI, l’entreprise n’a pas répondu à notre sollicitation.
SOURCE : RFI
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