Commerce- [PODCAST] Sénégal: le commerce électronique survolté

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Crèmes pour le corps et masques pour les cheveux. Depuis trois ans, Rosa Manuela Evora, 24 ans, achète tout sur internet pour éviter les embouteillages de Dakar. « Ça m’évite de me déplacer, je vois ce dont j’ai besoin et je fais mon achat. Et à un prix moins exagéré que les autres et si c’est le même prix au moins tu ne paies pas le taxi. Donc c’est pratique et ça se développe de plus en plus. »

Felix Simaki a cofondé sa boutique de e-commerce en 2014. Pour lui, vendre ses produits de beauté 100% en ligne était une évidence : « On n’avait pas l’investissement pour une boutique physique, du coup c’était plus simple sachant que tout se passait par ordinateur. La grande évolution c’est qu’il y a plus de gens intéressés par l’achat en ligne. En un an et demi, on est passé de 30 000 à 70 000 visites sur le site tous les mois. »

En six ans, le pré-paiement en ligne est passé de 5% à 25% sur son site, assure Félix Simaki. « Au début c’était compliqué, car les gens avaient des doutes sur le fonctionnement de la vente en ligne. Donc au départ pas de paiement en ligne mais à la livraison. Mais le gros du problème, ce sont les clients qui ont du mal à passer une commande sur un site en français. L’idéal serait donc d’avoir un site en français et en wolof. »

L’un des plus gros acteurs du marché est Jumia, market-place africaine qui met en relation vendeurs et acheteurs sur internet. Au Sénégal depuis six ans, le mastodonte y compte 2 000 vendeurs et un million de références.

Mohamed Hapté Sow est directeur général de Jumia Sénégal. « Le Sénégal a une très belle croissance depuis 3 ans, 50% en moyenne par rapport à l’année dernière. On se concentre sur les produits de consommation, denrées alimentaire, maquillage et beauté. Pendant longtemps nous n’étions présents qu’à Dakar, mais nous avons ouvert à l’intérieur du pays et les parties rurales du Sénégal. Les premiers défis sont d’abord la livraison, le problème d’adressage et la question du pré-paiement. 95% des transaction se font en cash à la livraison, cela permet de répondre au problème de la bancarisation. »

Le prochain défi est de livrer des produits frais, plus compliqués à gérer.

Source: RFI

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