Google a ajouté 24 nouveaux langages, dont 10 langues africaines, à son logiciel de traduction. L’application traduit désormais le twi ghanéen, le bambara malien, l’ewe parlé au Ghana et au Togo, le krio sierra-léonais, le lingala congolais, le luganda ougandais, l’oromo éthiopien, le sepedi sud-africain, le tigrinya parlé en Érythrée et en Éthiopie, et le tsonga sud-africain.
L’information a été annoncée par Google dans un post de blog qui précise que ces langages ne seront pas automatiquement disponibles partout dans le monde. Théoriquement, en additionnant le nombre de locuteurs estimé pour chaque langue, Google a rendu ses traductions accessibles à 143 millions d’Africains supplémentaires.
Les nouvelles langues disponibles sont les premières ajoutées grâce au logiciel Zero-shot de Google Traduction. Contrairement à son prédécesseur qui apprenait une langue sur la base de textes traduits, le logiciel se comporte comme un polyglotte qui découvre et apprend seul un nouveau langage. Avant cela, Google traduction avait besoin de textes traduits pour ajouter de nouvelles langues. Pour les langues africaines, cela limitait la filiale d’Alphabet à la participation d’utilisateurs du continent qui contribuaient en traduisant des textes sur la page Google Africa.
C’est certainement l’une des raisons qui a ralenti l’ajout de plus de langues africaines malgré la demande. « Bien que les services de traduction couvrent les langues les plus parlées dans le monde, ils n’en incluent au final qu’une centaine au total, soit 1% seulement de l’intégralité des langues existantes », a concédé Google. « De plus, les langues représentées sont principalement européennes et négligent des régions linguistiquement très variées, comme l’Afrique ou les Amériques. », reconnait Google dans un post de blog.
Le dernier ajout d’une langue africaine remonte à 2020, avec le kinyarwanda. Avant cela, en 2013, Google Traduction avait ajouté le haoussa, le ibo, le somali, le yoruba et le zoulou à sa base de données. La demande pour les langues africaines sur Google augmente pour plusieurs raisons.
Il y a d’abord la possibilité de rendre la connaissance accessible pour les locuteurs des langages que ne traite pas encore Google Traduction. Inversement, le contenu disponible dans ces langages peut également être rendu accessible au monde ce qui favorise les efforts de promotion dans plusieurs pays africains. La disponibilité de la traduction du Swahili sur Google facilite énormément le travail de sous-titrage des films utilisant ce langage, pour ne citer que cet exemple.
Ensuite, l’ajout de langues africaines à Google Traduction permet un accès plus facile aux autres outils de Google chez les locuteurs des langages ajoutés.
Source: Agence Ecofin
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