Trader en énergie, le nouveau job en or

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Quel métier est encore plus recherché que développeur web, data scientist ou spécialiste en cybersécurité? Réponse: trader en énergie.

La période est en effet particulièrement favorable à ces négociants qui échangent les kilowatts à coups de milliers de dollars. L’électricité n’étant pas un bien stockable, le boom de la production intermittente éolienne et solaire engendre des fluctuations de prix constantes, dont il faut savoir tirer parti. De plus, les géants de l’énergie, qui souvent sont devenus fournisseurs d’électricité comme Total, ne cessent d’ajouter à leur réseau des centrales électriques ou des bornes de recharge de voitures. Autant d’actifs qu’il faut gérer, et qui nécessitent donc de nouveaux talents.

Royal Dutch Shell est par exemple en pleine frénésie d’embauche et prévoit de dépenser jusqu’à trois milliards de dollars par an dans sa division des énergies nouvelles. La pénurie est telle que le turnover atteint un rythme étourdissant. D’après Oxwich Search, un cabinet spécialiste du trading en énergie, plus de négociant·es en électricité ont changé d’emploi en 2020 qu’au cours des trois dernières années combinées.

Évidemment, qui dit pénurie dit salaire en hausse. Selon les recruteurs, la grande majorité des traders en électricité ont des rémunérations à six chiffres, du même acabit que celles des développeurs web chez Google. «Pour la crème de la crème, la compensation pour un changement d’emploi se situe entre 2 et 3 millions de dollars», rapporte Bloomberg.

8.744 térawatts-heures

Si on s’arrache autant ces talents, c’est que le job de trader en énergie est bien plus complexe que celui de négociant en pétrole, métaux ou matières agricoles. Il faut suivre une quantité faramineuse de données, comme celles des centrales à combustibles fossiles immédiatement disponibles ou les bulletins météo (qui influent sur la demande et la production d’énergie renouvelable). Ces traders opèrent ainsi souvent sur plusieurs marchés à la fois.

Si les compétences habituelles en mathématiques ou ingénierie sont utiles, les recruteurs recherchent aussi de plus en plus de candidat·es ayant des compétences en programmation. «Les marchés de l’énergie sont si complexes que pour les comprendre, il faut construire de grosses machines», explique Stefan Wieler, responsable de l’analyse du marché de l’énergie chez Axpo Holding AG, une entreprise suisse. «C’est très gourmand en données, en code et en temps».

Source: Korii

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