Fondatrice de la JFD, Delphine Remy-Boutang fait le constat de la faible représentativité des femmes dans le secteur numérique. Elle estime qu’il faut les y intéresser dès l’école primaire. « Peu de jeunes filles sont aujourd’hui dans ces filières et il faut leur donner envie. On ne peut pas être ce qu’on n’a pas vu. Et plus on verra de rôles modèles de réussite, plus d’autres filles se diront que pour elles aussi c’est possible et qu’elles peuvent y arriver. »
Des modèles comme Margaret Hamilton, la femme qui a permis à l’homme de faire « un petit pas sur la lune, mais un grand pas pour l’humanité ». C’est elle qui a conçu le programme embarqué des missions Apollo et spécialement celui d’Apollo 11 en 1969. Selon la Banque mondiale, seulement 1% des élèves en Afrique ont des notions d’informatique.
Et pourtant, avec un taux de 24% (de l’entrepreneuriat féminin), le continent se distingue, précise Delphine Remy-Boutang. « L’Afrique est le premier continent de l’entrepreneuriat féminin au monde. Et on doit vraiment éduquer les jeunes filles à ces nouveaux métiers. Beaucoup de jeunes filles peuvent avoir des idées innovantes aujourd’hui pour changer le monde. On a besoin de mettre en avant cette nouvelle génération, qui travaillera pour un monde meilleur. »
Faire connaître la Journée de la femme digitale
C’est dans cet esprit que la Journée de la femme digitale, qui décerne depuis quelques années le Prix les Margaret entrepreneures pour les adultes, initie le Prix les Margaret Junior à partir de cette année. Et pour cela il a fallu nommer des ambassadrices. Au Congo-Kinshasa, il s’agit de Joséphine Ndeze, cofondatrice de la start-up Uptodate development. « Notre rôle c’est de parler du Prix les Margaret et de pousser les jeunes filles entre 7 et 18 ans de postuler. »
Mais à deux semaines de la date limite pour postuler au Prix les Margaret Junior, il n’y avait pas encore de dossier du côté de la République démocratique du Congo. « Il y en a quand même qui sont sur le point de postuler. Elles sont encore en train de travailler sur leurs projets et elles vont postuler. Elles sont au nombre de trois. »
Chargée de faire connaître la JFD au Congo-Kinshasa depuis seulement l’année dernière (2020), Joséphine Ndeze a une explication pour ce retard de dépôt des projets prétendant aux prix les Margaret Junior. « Le souci, c’est de faire connaître le Prix, étant donné qu’il est nouveau ici en RDC, il a fallu beaucoup de lobbying pour les convaincre que c’est quelque chose de très important pour elles. »
Les lauréates du Prix les Margaret Junior seront ensuite accompagnées pendant un an, avec notamment des bourses d’étude afin de les aider à concrétiser leurs idées pour qu’elles deviennent une réalité.
Source: rfi.fr
Articles Connexes
Ade Ayeyemi, directeur général du Groupe Ecobank, ...27th Mar 2022
Un nouveau challenge attend le professionnel camer...21st Nov 2022
Le Digital Asset Management consiste...24th Nov 2022
Les DSI sont bien placés pour piloter la transform...18th Mai 2021