Le récit captivant de la création et de l’essor de la première banque privée à capitaux locaux d’un continent appelé à concentrer la moitié de l’humanité à la fin du siècle.
Le propos. Le récit démarre à la création, il y a quarante ans, de la principale banque privée d’Afrique de l’Ouest à capitaux africains, implantée désormais dans 18 pays et passée récemment sous contrôle marocain. Une aventure entrepreneuriale, racontée d’une plume alerte par un de ses fondateurs, l’économiste et banquier français Paul Derreumaux, aux côtés d’investisseurs maliens intègres et audacieux. Du Mali à Madagascar en passant par Cotonou, Nairobi, Kinshasa, Paris, Londres ou Casablanca, on découvre quarante années d’essor chaotique de la finance africaine, entre augmentation de capital, créances douteuses, respects des ratios, « due diligence », révolutions et crises financières. Les histoires d’argent étant toujours aussi des histoires d’hommes, ce récit est riche aussi en amitiés et trahisons, en espoirs et en doutes, qui en font bien plus qu’une monographie d’entreprise.
L’intérêt. Le livre montre, en miroir de la création d’une banque atypique, le dynamisme des entrepreneurs, industriels, ou financiers d’une Afrique trop souvent ramenée aux stéréotypes du sous-développement. Sans minimiser la corruption, les faiblesses de l’Etat de droit, ou le poids des réseaux tribaux, ce récit donne les raisons d’espérer en ce continent qui pèsera pour la moitié de l’humanité à la fin du siècle.
La citation. « On ne voit pas les efforts de celui qui sue sous la pluie. Si tu veux savoir où tu vas, n’oublie pas d’où tu viens » (proverbe bambara).
Source: Les Echos
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