Une épidémie de fièvre jaune, détectée en novembre, a provoqué la mort de 172 personnes au Nigeria, a annoncé ce vendredi 4 décembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que le nord-est du pays connaît déjà une crise humanitaire.
« Au 24 novembre, l’épidémie avait été détectée dans cinq Etats du Nigeria – Delta, Enugu, Bauchi, Benue et Ebonyi », a indiqué à la presse à Genève le porte-parole de l’organisation, Tarik Jasarevic.
« Au total, 530 cas suspects ont été enregistrés, dont 48 confirmés par des tests en laboratoire. L’ensemble de ces 530 cas suspects a entraîné la mort de 172 personnes. »
Pas de traitement, mais un vaccin
Il n’existe pas de traitement spécifique contre la fièvre jaune, qui est largement transmise en milieu urbain par les moustiques. Le pourcentage de personnes vaccinées contre la fièvre jaune reste faible dans de nombreuses régions d’Afrique, même si le vaccin est efficace à presque 100 % et relativement bon marché.
Les experts de la santé ont averti ces derniers mois que la pandémie de coronavirus pourrait provoquer une augmentation de certaines maladies en raison de l’interruption des programmes de vaccination.
En octobre, l’OMS a annoncé que le Nigeria reprenait les vaccins contre la fièvre jaune après avoir renforcé les mesures de sécurité en raison du Covid-19 dès le mois de mars, et espérait vacciner 30 millions de personnes prochainement.
Le pays le plus peuplé d’Afrique – comme le reste du continent – a jusqu’à présent été relativement épargné par la pandémie de coronavirus. Le virus a officiellement fait 1 179 morts pour environ 68 300 cas recensés dans le pays, un chiffre probablement sous-estimé, car le nombre de tests y est relativement faible.
Par: L’Obs avec AFP
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