Les 7 tendances digitales à suivre en 2021

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Les marketplaces spécialisées se développent

Après les sites e-commerce de niche, c’est autour des marketplaces de se verticaliser afin de toucher des vendeurs spécialisés et des communautés de clients spécifiques. On peut par exemple citer 58 facettes (joaillerie), Bonchocolatiers.com, Alltricks (vélo et course), ou encore I Make, une marketplace qui regroupe des produits et outils pour fabriquer des objets soi-même (DIY). L’apparition de ces sites répond aux besoins des consommateurs qui ne trouvent pas assez de choix sur certaines catégories de produits chez les marketplaces généralistes.

« J’ai été contactée par Amazon, mais je serais incapable de suivre en termes de volume »

Elle est aussi à mettre en lien avec l’arrivée des DNVB, qui se servent de ces plateformes comme second canal de vente. Laetita Dartout commercialise par exemple les produits de sa marque Naturel Factory sur I Make. Pour elle, ce business a démarré comme un revenu d’appoint pour sa société évènementielle, qui propose à l’origine des ateliers et formations DIY, mis en pause à cause du coronavirus. « Nous avons développé des box avec tous les composants nécessaires pour faire soi-même des produits d’entretien, et avons commencé à les vendre sur notre site », raconte-t-elle.

« L’apport d’I Make est énorme : quand je vends deux box sur mon site, j’en vends dix chez eux. La marketplace a réussi à toucher et cerner le public des produits DIY, je n’ai pas besoin de refaire ce travail moi-même. » De quoi largement justifier les 15% de commission prélevés par I Make, estime Laetita Dartout. Elle vend également ses produits sur Etsy, une marketplace proposant une sélection de produits bien plus large, avec beaucoup moins de succès, assure-t-elle. « J’ai aussi été contactée par Amazon, mais je serais incapable de suivre en termes de volume ».

Le cloud à l’heure de l’edge computing

Les entreprises peuvent de moins en moins se permettre de s’appuyer sur un cloud à des milliers de kilomètres de leur zone d’opération. A l’heure de l’explosion des volumes de données produites par l’IoT et les systèmes internes, les traitements ne peuvent se permettre d’être pris en charge par un cloud centralisé avec tous les aléas que cela comporte en termes de temps de transit réseau. Du gaming à l’usine 4.0, ils doivent être réalisés localement pour des besoins de latence instantané. Sans compter les multiples réglementations sur les données personnelles qui impliquent de conserver des informations sur la géographie où elles ont été produites. Pour répondre à toutes ces problématiques, les services cloud vont de plus en plus proposer de l’edge computing, c’est-à-dire des infrastructures au plus près du client.

L’edge network suffit pour les clients n’ayant pas besoin d’une latence si basse

C’est déjà le cas d’AWS, et Google Cloud et Microsoft Azure. « Il y a deux façons de faire de l’edge computing », explique Cédric Parent, directeur général adjoint des activités cloud d’Orange Business Services. « L’edge customer, dans lequel vous installez le cloud directement dans les locaux du client, et l’edge network, dans lequel de petits data centers sont installés au même endroit que des antennes 5G ». L’edge customer offre la plus faible latence, de l’ordre d’une milliseconde, pour les clients dont l’activité le nécessite. L’edge network suffit pour les clients n’ayant pas besoin d’une latence si basse. Il permet aussi des applications pour des services mobiles par nature, donc susceptibles de faire appel au réseau 5G, comme les véhicules autonomes.

La data science fusionne avec les directions

Historiquement, les systèmes de data science (big data et IA) utilisés en entreprise sont différents de ceux déployés par les directions métiers (financier, RH, production…) qui, de leurs côtés, reposent le plus souvent sur des bases de données traditionnelles (SQL). Ce qui engendre tout un tas de problèmes, comme des données dupliquées, le besoin de maintenir deux plateformes et un risque cyber accru. 2021 devrait voir se rapprocher et fusionner ces deux systèmes. Plusieurs éditeurs d’applications ont pris les devants et investissent déjà ce nouveau segment.

Optimiser ses dépenses média, mieux fixer le prix de ses produits, détecter des promotions inutiles…

C’est notamment le cas de Microsoft avec Azure Purview ou encore Databricks (lire l’article Après l’IA, Databricks étend son data lake 2.0 à l’analytics en self-service). « Aujourd’hui, des équipes data science mènent des projets séparés des directions métiers. Il faut insérer ces projets data dans les équipes métier en fusionnant les systèmes de data science avec les systèmes de décision classiques », explique Jean-Baptiste Bouzige, PDG d’Ekimetrics, une société française qui fournit des services de data science aux entreprises. Selon lui, si tous ces systèmes et données étaient fusionnés au sein d’un même data lake, ils permettraient par exemple à une entreprise d’optimiser ses dépenses média, de mieux fixer le prix de ses produits, ou encore de détecter des promotions inutiles qui cannibalisent son offre. Cela ferait également gagner du temps aux entreprises, car il serait ainsi beaucoup plus rapide de réaliser des études, puisque toutes les données seraient au même endroit, déjà nettoyées et au bon format. « Ces projets coûtent entre 100 000 et 500 000 euros, mais on gagne 20 fois ce qu’on a investi », assure Jean Baptiste Bouzige.

Les API des fintech se nichent chez les marchands

Pour les commandes onéreuses, les facilités de paiement des marchands sont assez limitées, car sans agrément d’établissement de crédit, impossible pour eux de proposer autre chose qu’un paiement en deux ou trois fois. Pour pallier le problème, les fintech vont de plus en plus s’intégrer directement chez les marchands via leur API, afin de proposer leurs crédits en marque blanche à leurs clients. C’est ce que fait par exemple la fintech française Younited Credit avec la Freebox Devialet de Free ou la Xbox Series X de Microsoft chez Micromania. L’entreprise annoncera l’année prochaine plusieurs partenariats avec d’autres marchands.

« Les vendeurs sont parfois même prêts à subventionner les crédits »

« Nous pouvons proposer des facilités de paiement sous forme de crédits longs, qui peuvent être étalés jusqu’à 48 mois, » explique Charles Egly, cofondateur de Younited Credit. « Pour des achats compris entre 500 et 1 000 euros, cela peut devenir assez indolore ». Selon lui, les vendeurs sont parfois même prêts à subventionner les crédits en payant les intérêts à la place du client afin d’augmenter leurs volumes de ventes. C’est le cas pour la Freebox Devialet et la Xbox Series X.

Des téléconsultations moins marginales

En France, la téléconsultation est autorisée depuis 2018 pour tout type d’acte médical jugé adapté par un médecin, à condition de déjà connaître le praticien et d’avoir été orienté par son médecin traitant. Mais c’est l’année 2020 et le coronavirus qui ont propulsé la pratique, de nombreux cabinets s’équipant d’applications permettant de proposer ces téléconsultations afin de limiter les contacts avec les patients lorsque ce n’était pas nécessaire. Durant la pandémie, la pratique a même été facilitée par un remboursement à 100% de la téléconsultation par l’assurance maladie (jusqu’au 31 décembre 2021) et la possibilité de consulter un médecin inconnu du patient.

Les téléconsultations représenteront 5% des actes médicaux en 2021

La réglementation est déjà là, et à présent de plus en plus de médecins sont équipes pour réaliser des téléconsultations. La pratique devrait donc se développer en 2021, même après la fin de la pandémie. Deloitte estime que les téléconsultations représenteront 5% des actes médicaux en 2021, contre 1% en 2019. Soit 400 millions de téléconsultations supplémentaires pour un marché annuel de 25 milliards de dollars dans les 36 pays de l’OCDE.

Tour de chauffe pour la 5G en France

Après des années de préparation, la 5G a commencé à être déployée en France fin 2020 et devrait être massivement présente sur le territoire d’ici la fin 2021. Selon les chiffres de décembre 2020 de l’Arcep, l’autorité de régulations des télécoms, 5 303 sites 5G ont été installés par Free, 1 344 par Bouygues, 646 par Orange et 278 par SFR, principalement dans les grandes villes françaises. Cette première étape va permettre aux opérateurs de proposer des forfaits 5G à leurs clients.

En 2021, les opérateurs et les entreprises se prépareront déjà pour l’étape d’après

Mais comme l’explique l’Arcep, il ne s’agira que d’une étape intermédiaire, car cette 5G ne sera en fait qu’une 4G+, avec des débits certes meilleurs que la 4G, mais bien en-deçà du plein potentiel de la 5G. En 2021, les opérateurs et les entreprises se prépareront déjà pour l’étape d’après. « Une étape importante doit être franchie autour de 2022, avec la 5G dite stand alone, qui apportera des fonctions de gestion intelligente du réseau et une interactivité en temps quasi-réel », explique l’Arcep. « Au niveau des usages grand public, cela devrait permettre d’accroître la qualité et la fiabilité des communications », poursuit le régulateur.

Le gaming transforme les joueurs occasionnels en fidèles

Autre secteur à avoir fortement profité de la pandémie, celui des jeux vidéo et des plateformes de streaming qui y sont liées. Les ventes de Nintendo Switch ont par exemple doublé en mars 2020 par rapport à mars 2019, avec le jeu animal Crossing en vedette.  En France, selon nos informations, l’audience de Twitch a cru de 65% en avril 2020 par rapport à avril 2019, passant de 3,8 à 6,3 millions de visiteurs uniques.

Non seulement les habitués du gaming ont davantage joué et regardé des streams, mais un nouveau public à la recherche de divertissement pendant le confinement les a rejoints, comme le monte une étude Deloitte Insights portant sur le marché américain. Selon elle, un tiers des consommateurs ont essayé durant la pandémie une nouvelle activité liée au jeu vidéo (souscrit à un service de jeu, de cloud gaming, ou regardé de l’e-sport). Avec une répartition intéressante dans la pyramide des âges : si les 24-37 ans sont les plus concernés (43%), les 38-54 sont aussi très bien représentés (36%). En 2021, l’industrie du jeu vidéo devra transformer cette nouvelle base d’utilisateurs ponctuels en clients fidèles.

Source: journaldunet.com

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